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  • Melanie Breton

Je suis son bébé fille. Pour toujours.


Ma mère m'appelle depuis toujours: son bébé fille. Aujourd'hui, quand j'ai endormi mon garçon, que j'ai pris le temps de le regarder, de me souvenir à quel point il était petit, à quel point il a grandi, et de réaliser qu'un jour, il sera un homme, j'ai compris pourquoi ma mère m'appelle encore: son bébé fille. Mon garçon sera toujours, mon bébé garçon. Aujourd'hui, j'ai compris réellement et combien ma mère m'aime. Peu importe. Peu importe ce qui arrive ou arrivera. Ce soir, j'ai compris à quel point elle m'aime.


Ma mère et moi, on a eu notre lot de désagréments. Pour toutes sortes de raisons que les mères et les filles qui lisent ce texte comprendront probablement sans même que j'aie besoin d'en nommer une. On s'est chicanées parce qu'on se ressemble et parce qu'on est différentes. Parce que ne se comprend pas, et parce qu'on se comprend trop. Parce que l'on veut se ressembler, et parce que l'on veut être différentes. Parce que je l'aime pis j'sais pas comment lui dire. Parce qu'elle m'aime pis elle ne sait pas comment m'le dire. Parce que je suis précieuse à ses yeux et qu'elle ne veut pas qu'il m'arrive rien. Parce que je veux la rendre fière pis qu'j'réalise pas qu'elle l'est tout le temps.


Étant maman maintenant, je réalise qu'il existe à quelque part dans l'air une pression d'être une mère parfaite. Une mère qui sait toujours quoi faire au bon moment. Une mère qui a les bons mots tout le temps. Une mère qui est capable de contrôler ses émotions en tout temps. Une mère qui s'entraîne, travaille, s'occupe de la maison, mais qui est aussi présente pour les enfants. Une mère amante qui s'est prendre soin de son ou sa partenaire, et qui aussi comprend comment prendre soin de soi et qui prends soin des enfants, tout ça, tout le temps, et parfaitement, à chaque jour.


Maman, je pense que tu as senti cette pression-là, toi aussi.


Je m'excuse d'avoir pensé que tu ne m'aimais pas. Je m'excuse d'avoir pensé que tu ne pensais pas à moi. Je m'excuse d'avoir pensé que je n'étais pas à la hauteur de ce que tu aurais voulu comme fille. Je me fous des fois où tu as pogné les nerfs, je me fous des fois où tu as douté de toi. Je me fous des fois où tu n'as pas dit ce que je voulais entendre. Maman, aujourd'hui, je comprends. Je comprends que tu as tout donné et que tu continues de le faire, je comprends que tu as suivi ta voix en dedans. Je comprends aussi que parfois, tu as suivi la voix des autres pis que tu t'es pas écoutée. Je comprends que c'était difficile, que tu avais des décisions difficiles à prendre et je comprends que tu nous as toujours donné ton meilleur.


Maman, j'comprends.


Je comprends surtout, que tu es la personne qui m'aime le plus au monde. Et ça, maman, aujourd'hui, je réalise que c'est le plus beau cadeau que tu m'as fait. Cet amour inconditonnelle, je la sens maman. Quand je me sens moins bien, quand j'ai envie de penser que je ne suis pas capable de faire quelque chose, ou quand je reçois une critique de marde, je ferme les yeux, et je t'imagine me regarder ou je t'appelle ''juste pour te parler'', pis ça me fait du bien. Ça me fait du bien parce que je sais que je parle avec la personne qui m'aime et m'aimera toujours le plus au monde. Imagine ? LA personne qui te regarde et te garoche une dose d'amour folle, c'est un cadeau précieux et j'en suis tellement reconnaissante. Avant, je ne savais pas trop comment gérer cette dose d'amour-là que tu m'envoyais, maintenant, je la reçois ben comme faut solide partout pis je me sens belle, et femme, et une superbe personne. Grâce à l'amour que tu me garoches, me pitch, me lance, me dépose doucement depuis toujours.


Maman, merci. Merci d'être ma maman. Merci de m'aimer autant, même si je sais que tu ne me comprends pas tout le temps. Merci de m'aimer toujours et encore, que tu sois dans l'froid du Québec ou parti sous les palmiers. Merci de ne pas être parfaite pis de douter des fois. Merci de ne pas toujours trouver les mots. Merci de juste m'aimer quand tu comprends pas la prochaine affaire que je veux essayer. Merci.


Je le sais, je le comprends maintenant, ce n'est pas toujours facile. Mais tsé, tu m'aimes, et j'aime mon fils. C'est un asti de beau cercle de la vie ça, non?


À toutes les mamans qui doutent, continuez d'aimer, c'est tout ce que ça prends. Vous faites une asti de belle job. Ne l'oubliez pas.


Oh ! Et maman, tu es une grand-mère kick ass en plus. Ça aussi, merci pour ça !

(appelle-moi, je vais t'expliquer c'est quoi ''kick ass''.... j't'aime ;) )




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