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  • Melanie Breton

Peur d'avoir l'air.

Je me souviens encore de mon premier amour. Il était magnifique, vraiment. J'avais 15 ans, et il avait, je pense, 17. Nous avions 2 ou 3 années de différence et nous n'allions pas dans la même école, donc, je le voyais les week-ends. Sa mère travaillait dans le village à côté de chez moi, et elle venait me chercher le vendredi soir et je revenais le dimanche soir avec mes parents. Je l'ai rencontré puisque j'avais une gang d'amis qui allait dans une autre école secondaire et je voyais cette gang d'amis les week-ends. D'ailleurs, j'aimerais ouvrir une parenthèse pour dire aux ados que je vous comprends de trouver ça dure et intense de ne pas pouvoir voir vos amis en ce temps de pandémie, et surtout de ne pas pouvoir rencontrer de nouvelles personnes face à face. J'adorais ma gang de week-end et je rencontrais beaucoup de nouvelles personnes grâce à eux! Donc, je vous comprends les ados, tellement bien.


Bon. Grâce à ma super gang de week-end, j'ai rencontré cet homme fantastique. On le savait en se regardant que l'on s'aimait ben. Tsé, c'est la personne que tout le monde te dit: ''mon dieu que vous iriez bien ensemble!''. Je me souviens, lors d'un party, il m'a glissé un je t'aime dans l'oreille et on s'est embrassé. Mon premier french (ouep), c'était magique ! On a passé une année complétement merveilleuse. Il était tellement respectueux en plus ! Pour moi, ce fût mes premières relations sexuelles, et j'étais ben stressée. Ça ne se jasait pas ben ben chez nous. Mais, je savais que je devais prendre mon temps et que je devais être avec quelqu'un qui me laissait prendre mon temps (c'est une bonne base). Ça m'a pris 6 mois avant que je lui dise au téléphone, un jour de semaine, que j'étais prête à faire l'amour. Et ça m'a pris 15 minutes avant de lui dire ! Je tournais autour du pot, j'avais chaud, j'étais stressée (j'avais peur que mes parents et mes frères décrochent en même temps... tsé, cette époque-là). Le vendredi, quand je suis arrivée chez lui, il m'a re-demandé si j'étais toujours prête. Quand je lui ai confirmé que oui, il m'a dit : ''je reviens''. Il a pris son skateboard et il est parti chercher des condoms. Non, mais tsé. Un maximum de cuteness ! Et moi, pendant ce temps, j'étais chez lui, assise à la table avec ses parents... hum hum.


''Qu'est-ce qu'il est parti faire?''

Ah, ben, il m'a dit que c'était un truc ben important qu'il avait oublié chez un ami...

Silence... Bruit de criquetttttttttttttttttttttttte.


Il est revenu, et nous sommes descendus dans sa chambre... jusqu'au lendemain matin. Bref, je l'ai tellement aimé! Mon premier amour! Mais au fil du temps (de l'année), la passion a diminué. Je le sentais très distant, mais je n'arrivais pas à lui en parler. Pendant ce temps, dans mon école, je tombais tranquillement follement amoureuse de nouveau. ... j'avais un chum qui clairement ne m'aimait plus, et moi non plus, mais ni l'un ni l'autre étions capable de se l'avouer... pour être ben franche, je pensais que je n'avais pas le droit de le laisser ! J'avais peur d'avoir l'air méchante et sans coeur...


Le problème, pendant tout ce temps-là, j'étais en train de tomber follement amoureuse d'un compagnon du secondaire. Je me souviens encore la première fois que j'ai compris que lui aussi m'aimait. Nous étions assis dans l'auditorium de notre école et notre directeur adoré nous annonce que nous pouvons choisir quelqu'un pour nous accompagner au bal des finissants. Nous nous sommes regardés dans les yeux, et on savait. On savait que l'on s'aimait. On s'est invités mutuellement, presqu'en silence.. juste en se regardant avec nos faces d'ados qui découvrent c'est quoi avoir des papillons dans l'ventre... c'était... délicieux !


Mais... je n'ai pas eu le courage de laisser mon chum et... je suis donc allée à mon bal avec mon chum... et j'ai fais énormément de peine à celui que j'aimais (et à moi-même aussi). By-the-way, pas normal d'avoir l'impression de subir une décision que l'on a nous-même prise. En plus, mon chum m'a laissé le lendemain du bal. J'étais tellement persuadée que je ne pouvais pas le laisser ! Je ne sais pas comment vous expliquer, mais je pensais que les femmes ne pouvaient pas laisser les hommes. À cause de cette croyance, je ne me suis pas respectée et j'ai blessée quelqu'un avec qui j'étais FOLLEMENT amoureuse (j'écris le follement en gros parce que, asti que je l'ai aimé).


On n'a jamais été ensemble. Jamais! Ensuite, il était en couple, ou j'étais en couple et on était juste trop pognés pour s'avouer que l'on était tout simplement fou amoureux l'un de l'autre! Ça ne fait pas longtemps que j'ai décidé de m'avouer ce moment de ma vie. Ça m'a aidé à réaliser que maintenant, quand je veux quelque chose, ben je vais jusqu'au bout peu importe ce que les autres pensent.


J'avais la croyance que je ne pouvais pas laisser quelqu'un car j'avais peur d'avoir l'air méchante et de faire de la peine. Trop souvent, j'ai eu peur d'AVOIR L'AIR. Peur d'avoir l'air stupide, méchante, trop fine, gratte-cenne, laide, grosse, pas assez, trop. Trop souvent j'ai donné des explications que je n'avais même pas besoin de donner. Trop souvent j'ai agis sans m'écouter. Mais maintenant, j'écoute la tite voix en dedans. Ma petite voix qui me trouve dont belle, tout l'temps. Cette petite voix qui, a 16 ans, m'a dit environ 1000x: ''Embrasse-le ! Dis-lui que tu l'aimes!'' ''Appelle-le!'' ''Cours-lui dans les bras!''. Cette petite voix qui, je ne sais pas pourquoi, a le goût de te dire aujourd'hui, toi, que je t'ai aimé pour vrai. Merci de m'avoir aimé autant en retour. Dans le fond, je suis contente qu'il ne se soit rien passé, car je reste en amour avec cette histoire-là. Je suis toujours en amour avec ces deux ados-là qui se sont aimés tellement fort sans vraiment se l'avouer.




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